Ways of Life

L’ART DE LA GUERRE

L’histoire des Nisg̱a’a abonde de récits de guerres et de conflits avec les tribus et nations voisines de la côte Nord-Ouest. Les principaux rivaux des Nisg̱a’a étaient les Gitx̱san de la rivière Skeena au sud, les Tsimshian qui habitaient la côte juste au sud de la rivière Nass et les Haïda des îles Haïda Gwaii (îles de la Reine-Charlotte).

Les Nisg̱a’a faisaient à l’occasion des incursions dans les territoires environnants, mais c’était le plus souvent les tribus voisines qui attaquaient les villages Nisg̱a’a de la vallée de la Nass. C’est que la rivière Nass était un lieu de grandes richesses matérielles. L’une des principales sources de cette richesse était le commerce lucratif de la graisse d’eulakane. Cette graisse était prisée comme source de nourriture en hiver et les Nisg̱a’a l’échangeaient contre d’autres biens de valeur sur de longues distances grâce à un réseau de sentiers et de routes navigables.

Il fut un temps où l’intensité et la fréquence des incursions, celles des tribus côtières en particulier, rendaient trop dangereux l’établissement d’un village permanent sur le site de l’actuel Ging̱olx̱. Malgré l’abondance de poisson et de fruits de mer à l’embouchure de la Nass, ce site ne fut jamais habité en permanence à cause des attaques fréquentes des Haïda et des Tsimshian.

Si on en croit la légende, les Nisg̱a’a décidèrent finalement d‘adopter une mesure de dissuasion afin de décourager les incursions. Un jour, après avoir massacré un groupe Haïda, les Nisg̱a’a prirent les scalps des guerriers et les accrochèrent à de grandes perches de bois à l’embouchure de la rivière Nass, sur le site de l’actuel village de Ging̱olx̱, qui veut dire « Place de scalps »

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